jeudi, février 18, 2010

Quelle mère seras-tu ?

Long-time-no-blogging...


Et pourtant, ça ne sont pas les idées de billets qui m'ont fait défaut, ça ne sont pas les sujets de conversation avec vous qui m'ont manqué... il y a le temps, d'une part et l'Energie, d'autre part qui tous deux lâchement m'ont abandonnée.

Toutefois, je ne suis pas restée sans rien faire, j'ai tricoté assidument ... C'est bien, le tricot, ça peut se faire machinalement la tête quasiment vide (à condition de n'avoir pas à trop compter de mailles !) et si tu maitrises bien le geste, tu peux lire en même temps, un livre calé par delà l'ouvrage ! J'ai cliqueté des aiguilles à m'en faire un début de tendinite au poignet droit, douleur aggravée par de la frappe intensive sur le clavier (d'où le silence du blog). Finalement, l'achat (hououou le prétexte !) de 15 paires d'aiguilles à tricoter en bambou ultra légères (oui, j'ai pris TOUTES les dimensions existantes, j'ai le droit de tricoter un pull en numéro 2 si je veux, d'abords ! ) a bien soulagé mon poignet. J'ai donc pu poursuivre mon ouvrage de dame... Tout en pensant me remettre à frapper les touches.

Pour des retrouvailles, j'aurais pu vous narrer ma belle journée de filles avec Meilleure-amie-de-20-ans. LA journée hammam. Les effluves de fleur d'oranger dès l'accueil. Les lumières tamisées, la descente dans le ventre chaud et humide... les conversations chuchotées, les corps alanguis sur la pierre tiède, les ombres juste devinées à travers la brume, l'odeur de savon noir, d'huile d'argan et d'huiles essentielles citronnées (penser la prochaine fois se préparer un masque capillaire...) Papoter. Oublier que nous sommes mères d'ados-en-crise, oublier nos élèves respectifs, oublier que nous sommes des épouses et ne se concentrer que sur le "rhaââ-c'est-trop-bien-on-aurait-dû-le-faire-plus-tôt", se laisser caresser la peau par le gratouilli du kessa. En ressortir un peu hébétées mais tellement légères, en se promettant de recommencer aux prochaines vacances.

Finalement, non, je ne parlerai pas ce moment de partage et d'intimité-là. C'est autre chose qui m'a fait bondir hier soir. Au détour de mes lectures net-informatives, je tombe, m'offusque, retombe, me re-offusque etc etc sur la polémique qui enfle au sujet du nouveau livre d'Elisabeth Badinter, Le conflit, la femme et la mère (Flammarion). Au-delà du sujet allaiter or not allaiter-travailler or not travailler, être une mère "parfaite" (perfection toute relative édictée, ne l'oublions pas, par une société à tendance masculine tout de même) ou ne pas en être une, ce que je ne trouve pas rassurant du tout est la pérennité de ce type de polémique... 60 ans après la fin de la guerre et le droit de vote des femmes, plus de 40 ans après le tournant des années 60 (petit rappel : ça n'est qu'à partir de 1965 que l'épouse est autorisée à exercer une profession sans l'accord de son mari). Longtemps, ça n'est pas une nouveauté, la femme a été aliénée à l'homme ; le mot volontairement violent est utilisé à dessein au sens littéral, les "sans droit", mais également au sens philosophique et sociologique : "Privation de libertés, de droits humains essentiels éprouvée par une personne ou un groupe social sous la pression de facteurs permanents (Hegel) ou historiques (Marx) qui l'asservissent à la nature ou à une classe dominante." (in http://www.cnrtl.fr)
Cela dit juste pour poser le contexte de mes interrogations. Je disais donc que nous en sommes encore aujourd'hui à la sinistre dichotomie entre "bonne mère" et "mauvaise mère", séparation qui se baserait non pas sur l'épanouissement visible d'un enfant, donc sur "ce que j'apporte à mon enfant comme bien-être" mais plutôt sur "comment j'agis avec lui, ce que je fais et ce que je ne fais pas". Un peu comme si le bonheur d'un enfant dépendait d'un kit de recettes, d'actions à mettre en oeuvre selon que l'on soit pro-ceci ou pro-cela, dans telle ou telle famille de pensée.

La question n'est pas tant j'allaite-je n'allaite pas; je cododotte-je ne cododotte pas, je lave les couches ou je les jette mais plutôt "quel est véritablement mon libre-arbitre en tant que mère, qu'épouse et que femme ? De quoi ai-je vraiment envie MOI, et dans quelle mesure ce dont je crois avoir envie/vouloir n'est pas insidieusement dicté par mon environnement ? "
Le véritable problème n'est pas de se définir comme appartenant à l'un ou l'autre des deux "clans", entre "celles qui" et "celles qui pas", mais plutôt de respecter le choix de chacune, d'accepter ne pas détenir LA vérité qui conviendrait à toutes de façon universelle.
Dans le même temps, il appartient à chacune d'entre nous de bien repérer ce qui relève de notre libre-arbitre de ce qui est plus de la "soumission volontaire". Oui, la soumission volontairement consentie existe, nous la pratiquons toutes et tous à un moment ou à un autre, dans une certaine mesure, et ce choix, pour des raisons qui nous sont intimes, devrait être tout aussi respectable que celui de n'agir que par et pour soi-même. Avoir des enfants, le nombre d'enfants, ne pas en avoir, se les trimballer partout ou les laisser à la maison aux bons soins d'une babysitter, souhaiter acheter des couches jetables ou préférer les lavables (cela dit, il existe ce merveilleux outil-ami qui s'appelle Machine-à-laver, accompagné souvent de son non moins merveilleux binôme le Sèche-linge, et votre enfant ne vous en aimera pas moins que si vous lui aviez lavé à la main ses couches pleines... à la limite il s'en fiche même carrément! )

J'ai acheté des couches pour les 3 premiers, j'ai maudit le volume des paquets de couches à stocker/jeter, j'ai acheté des couches lavables pour la grenouillette (il faut le dire, un sacré budget au départ tout de même mais vite rentabilisé puisque la dépense est faite une fois pour toutes...), je les ai passées à la machine à laver et au sèche-linge, je n'ai pas eu l'impression d'avoir eu plus de lessives à faire (bon, oui, à 8 à la maison, 4-5 couches de plus dans l'une des 2 lessives quotidiennes ne changeait pas grand-chose ! le tout est d'avoir des couches en nombre suffisant pour ne pas avoir à les laver une à la fois...d'où investissement de départ conséquent); J'ai allaité les 4, sans ,vraiment demander l'avis des papas, les informant juste de mon intention. S'ils avaient été foncièrement contre, comment aurais-je réagi ? je ne sais pas, la question ne s'est pas posée mais je crois que j'aurais allaité quand même, mes 4 enfants étant tous nés avant terme, c'était pour moi une façon purement égoïste de poursuivre cette fusion. Je ne l'ai pas fait pour des raisons d'hygiène, ni d'éthique d'aucune sorte, ni parce que "c'est mieux pour lui" mais parce que c'était mieux pour moi. Et puis il existe aussi cet instrument subtil appelé tire-lait, qui m'a accompagnée pendant les 1ers mois de mes reprises de boulot. J'ai respecté mes amies qui ne souhaitaient pas allaiter, elles ont respecté mon choix également, elles n'en sont pas moins des mères attentionnées, patientes, toujours présentes et à 16 ans leurs ados leur en font tout autant baver que le mien, que j'ai nourri de ma chair pendant des mois NUIT ET JOUR !
J'ai préparé de délicieuses purées (qu'ils m'ont à tour de rôle consciencieusement recrachées à la figure selon leurs goûts et dégoûts) que je congelais et décongelais à l'envie, en même temps que de très pratiques petits pots tout-faits aux saveurs originales.
SO WHAT ?!

Stigmatiser une façon d'appréhender et de vivre la maternité plutôt qu'une autre est un faux débat, l'arbre que l'on agite pour cacher la vaste forêt de la véritable place que l'ON veut bien accorder aux femmes dans notre société.

Et de là, chères lectrices modestes z'et géniales, je vous soumets une interrogation qui me travaille depuis de nombreuses années :

Si l'on part du postulat que c'est la mère qui élève les enfants, qui leur enseigne de quoi devenir des être socialisés qui prendront part à la vie de la cité, pour justifier qu'elle ait une activité professionnelle moindre et lui coller sur le dos toutes ces tâches domestiques ingrates mais nécessaires (c'est vrai, si je peux le faire faire par quelqu'un d'autre...), on accepte donc que les adultes sont ce qu'en ont fait leurs mères... Ben si, soyons logiques...

Or, notre société/monde est en grande partie masculin, masculinisant, masculinisé. Il est donc logique de penser que ce sont les femmes/mères qui ont perpétué la situation en appliquant une éducation sexuée et en élevant nos garçons comme si le monde leur appartenait de fait. Légitimement. Par quel fatal atavisme tresserions-nous ainsi inexorablement, d'une génération de femmes à l'autre, la corde pour nous auto-pendre ?!

FADAISES que tout cela !!

Admettre cette toute-puissance de la mère sur le devenir de ses enfants, c'est en retour admettre une influence bien moindre du père... si l'on pousse la théorie à son paroxysme, cela revient à ne réduire le père qu'à un rôle d'étalon reproducteur en début de cycle, et par la suite de mentor lors de l'accession de son fils aux mystères du monde adulte (un rôle de passeur, en quelque sorte...)

Si l'on reconnait donc que la seule mère n'a pas autant de pouvoir sur le futur citoyen que sera son enfant, pourquoi ne pas lui laisser autant de place que son couillu compagnon ? Moit'-moit'.

Non ?
Et pourquoi pas ?

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19 Comments:

Anonymous ciboulette100 said...

PREUUUUUUUUUUUUUUUMS !!! j'assume pleinement et entièrement mon indignité maternelle et future-grand-maternelle. Ma mère est une mère indigne, je suis une mère indigne, mes filles seront des mères indignes (c'est génétique, elles n'y échapperont pas) ! que celles qui veulent allaiter, allaitent et qu'on fiche la paix à celles qui ne le veulent pas. Moi, zont essayé de mettre un fois, mes gniards au sein : la première a reçu une claque,la seconde le berceau dans les guiboles, la 3 ème : le regard a suffi, et mes états de services aussi :)

19/2/10 15:19  
Blogger FD said...

* Bravo Ciboulette, tu as gagné le droit à ma première réponse également :-) Nous sommes toutes des mères indignes d'une certaine manière, parce qu'il a y a forcément quelque chose que nous avons fait d'instinct, de non conventionnel, de non attendu, voire de choquant pour d'autres. Et puis finalement nos enfants vont tous très bien. Donc au final, ce débat est depuis des lustres un faux débat :-)

19/2/10 15:41  
Blogger ms said...

Tu mets du temps avant un billet mais quand tu te relances ... dis donc ! J'ai vaguement regardé le débat sur ce bouquin que je n'ai pas lu ... Je me suis entendue dire une fois que j'étais féministe (vous m'en direz tant), 100 fois plus que mon ex-belle soeur qui se revendiquait féministe. Quand je me suis étonnée (femme au foyer qui a suivi son homme et abandonné toute velléité de carrière hautement gratifiante pour élever ses 3 monstres et tenter d'en faire quelque chose), on m'a répondu, oui, tu dis rien, mais tu fais ce que tu veux et tu te débrouilles pour tout, elle, elle parle, elle revendique, elle brasse de l'air et elle a besoin d'aide. Donc, mes soeurs/femmes féministes ou non, faites donc ce que vous voulez sans juger ceux zé ceusses qui ne font pas comme vous, c'est vrai ça, chacun son truc ! De toute façon, on est toutes des mères indignes avec des enfants ingrats, alors ...

19/2/10 17:17  
Blogger FD said...

* MS,il serait souhaitable de faire comme on veut, sans tenir compte de ce que pense les autres. S'ils veulent nous mettre dans des cases, ça les regarde, ça les occupe et nous on s'en bat l'oeil ;-) Et comme tu dis, quoi que tu fasses, l'enfant est ingrat, tu crois qu'il t'en remercieras un jour de t'être levée la nuit, de lui avoir mitonné avec amour des purées d'artichauts ou des compotes de poires-amandes ? Que dalle ! Il se goinfrera au McDo le plus proche tout pareil, faisant fi de tes velléités maternelles d'éducation au goût ;-)

19/2/10 17:36  
Blogger Co de contes said...

je ne fais pas ce que je fais pour que mes enfants me remercient.;un jour..
j'aime et j'ai aimé mes choix.;que ce soit couches jetables ou allaitement...
mais il est vrai que je suis "irritée"par l'attitude extrémiste de certaines mères...je pense très fort à ma belle-sœur(mais non je l'aime...euh...)
je crois que je vais acheter le livre...ou peut être pas!

19/2/10 18:23  
Blogger salpiglossis said...

"Ingratitude de nos ados"... Je ne suis pas d'accord. Je ne le suis pas parce que moi, je n'attends pas du tout qu'ils me remercient !
Pourquoi fait on des enfants ? Pas pour sa pomme uniquement, quand même. Enfin, pas moi. Je les ai fait pour avoir le plaisir de les voir devenir des humains adultes et responsables. Et je suis complètement comblée. Mais même ados, vraiment, ils n'ont jamais été chiants."de la chance", vous dites ?... Pas si sûre. Enfin, pas seulement.
Moi, j'ai toujours essayé de faire pour eux ce que mes parents ont eu la stupidité de rater avec moi. C'est peut être ça. J'ai toujours pris ma mère comme modèle "à ne pas suivre".
Résultat des courses, je m'en vais me séparer moi, de mon mari, pour oser "être heureuse", alors qu'elle ne l'a jamais été.
Mais elle m'a donné un instinct maternel "ors norme", alors, j'ai quand même pris cet héritage là. C'est un héritage autrement plus intéressant que la souffrance ? non ?

19/2/10 20:15  
Blogger bricol-girl said...

Si être une mère parfaite faisait des enfants parfaits ça se saurait non?

20/2/10 08:12  
Anonymous Béné said...

bon j'ai pas grand chose à apporter car je ne me sens pas concernée vu que je ne suis pas une femme ni une mère ni une épouse mais un être humain qui essaie de vivre au plus juste de son être. Tous ces débats me gonflent (pas toi tu me gonfles on est d'accord Hein ?), j'attends celle (la personne) qui aura un discours où il ne sera plus question de "qui contre qui" mais "qui avec qui" pour le meilleur de notre avenir.

20/2/10 09:00  
Blogger FD said...

* Co de contes, moi je n'acheterai pas le livre, ce que j'en lis en ligne me suffit même si c'est de al seconde main... offre le livre à ta belle-soeur ;-)

* Salpi, bon courage pour ta décision et ce qui s'en suivra...

* Bricol girl, là on ne parle même pas d'enfants parfaits. Mais qui voudrait des enfants parfaits ?!!!

* Béné, c'est bien ce que je dis, cette polémique actuelle est un non-débat ;-)

20/2/10 12:18  
Blogger Delphine said...

Salut FD, sans rentrer dans le débat et la guerre des sexes, je dirais que nous sommes tous différent(e)s et que nous serons de bonnes mères et de bons pères dans la mesure où nous serons épanouis dans nos rôles en les dosant en fonction de nos besoins, désirs et personnalités et en faisant comme NOUS pensons que c'est mieux pour notre progéniture (en restant ouvert, quand même aux conseils avisés). J'ai allaité 11 jours en tout et pour tout pour mes trois enfants c'était une horreur et le stress dans lequel ça me mettait était bien pire que la qualité du lait... je travaille et m'en occupe beaucoup quand je suis avec eux, voilà en ce qui me concerne! E quand à la répartition des tâches, je veux bien mais quand je vois l'état de la cuisine après les prouesses d'Amaury et le fait qu'il ne cuit qu'un plat à la fois (légumes et viande à surveiller, c'est trop c'est bien connu) je préfère qu'il bricole et jardine, il le fait bien mieux que moi...

20/2/10 12:41  
Anonymous Anonyme said...

Avant la naissance de ma fille, j'ai eu droit (comme beaucoup d'entre nous j'imagine) à un copieux bombardement de conseils avisés : ma grand-mère, ma mère, ma belle-grand-mère, ma belle-mère de l'époque, ma belle-soeur (toujours de l'époque), etc...

Au final, grossesse pathologique (la seconde), naissance très avant terme, pas question d'allaiter donc, mais cette fois, quelle bonheur, un bébé vivant et plein de santé !

Franchement... elle a adoré ses biberons, les couches étaient pratiques, je bossais dur, pas le temps de faire du "tout maison", et tout se passait très bien !

Tant qu'il y a de l'Amour... non ?

Manderley

21/2/10 21:12  
Anonymous Anonyme said...

..."quel" bonheur... je corrige sinon la maîtresse va me gronder :)
Manderley

21/2/10 21:16  
Blogger FD said...

Delphine et Manderley, ce qui prouve bien, si besoin est, que ça n'est pas cette polémique-là qui importe mais tout ce qui suit plus tard, sur le long terme. Et je SAIS (oui, je le sais !) que toutes les deux vous êtes des mères formidables :-) Alors le reste, les fausses bonnes recettes, c'est du blabla !

21/2/10 21:32  
Blogger Lili said...

Rien à voir avec le post....mais l'autre soir je suis passée dans ta vallée, et en regardant les petites lumières dans la nuit je me disais qu'il y en avait certainement une à toi....

22/2/10 10:20  
Blogger FVG60 said...

les zom au boulot et au foot avec les cops...
les fam a la maison avec les enfants...et comme elles resistent, on les chatouille la ou ca marche tjrs, par leur capacite a se sentir coupables...
combien de femmes ont brise leur vie en choisissant le role exclusif de mere...et en se retrouvant toutes vides, la quarantaine passée.

on ne nait pas femme, on le devient. ca n'a jamais été aussi vrai et l'allaitrment obligatoire ressemble furieusement à la version occidentale du voile.

liberte, liberte cherie

23/2/10 13:39  
Anonymous Babs'girl said...

Je suis une mère avec mes enfants, une femme le reste du temps et finalement il me reste plus assez de temps pour m'enguirlendouiller avec moi même.
J'ai pris un congé parental puis après être virée, un boulot à mi temps, j'en ai allaité 1 sur 3 parce que ça c'est fait comme ça, je trempe mes knackies chimiques dans une purée maison, je crie quand tout le monde m'énerve puis raconte doucement une histoire avant de les coucher, mon mari repasse pendant que je bricole, je les emmène au Louvre et leur achète des livres avec des gros mots du style caca boudin, bref quel exemple je donne à mes enfants ? Et bien on verra ça dans 20 ans ...
PS : non merci pour le prêt d'ado en ce moment, il n'en reste qu'un à la maison pour les vacances, youpi

23/2/10 20:21  
Blogger FD said...

* FVG, bravo mon Fredo, d'une part d'être le seul mâle à commenter ce blog, d'autant plus sur ce sujet un peu sensible, d'autre part pour citer la grande Simone :-) J'avais pensé à la même chose que ta conclusion... mais on va dire que je suis plus consensuelle que toi et ne l'ai point exprimé :-)

* Babs'girl, toutafé, c'est dans 20 ans (voire moins...) que l'on saura si on a fait ce qu'il fallait ou pas en tant que PARENTS. En tous cas, je peux garantir qu'à 16 ans, mon ado s'en cogne que je l'ai allaité ou pas et que je lui ai fait des purées-maison ou donné des petits pots ! Il s'en cogne, c'est rien de le dire ;-)

23/2/10 22:33  
Anonymous Cocotine said...

Oh nom d'un chien ! Je pense TOUT comme toi. J'ai entendu Elisabeth Badinter présenter son livre sur France Inter et les réactions virulentes de certaines femmes m'ont paru complètement décalées. Un truc me semble essentiel : RESPECTER les autres, leurs envies, leurs besoins. N'ayant jamais été enceinte, je me garderais bien de donner mon avis sur l'allaitement mais cette espèce de dictature qui consiste à faire penser qu'on n'est pas une bonne mère quand on n'allaite pas me tape sur le coquillard... Et mes deux copines qui me regardaient de travers genre "elle est folle, celle-là" parce que je donnais des petits pots à Miss Cocotine alors qu'en plus, je ne travaillais même pas et que, donc, sous-entendu, je n'avais rien d'autre à faire, eh bien, ce ne sont plus des copines. La femme a droit a sa liberté de penser et d'agir. Comme tu dis, on en débat encore... Faut croire que c'est loin d'être gagné ! Bonne journée de femme libre.

26/2/10 10:23  
Anonymous KaMaïa said...

Wahou ! Quand tu reprends le calvier, tu ne le fais pas à moitié !
Excellent billet, j'aurais voulu pouvoir l'écrire tiens :) surtout ce que tu dis de la soumission volontaire... tellement vrai !
Pour ta question... je crois que ça dépend en grande partie aussi de l'investissement du couillu compagnon dans l'éducation de ses enfants...
Gros bisous !

26/2/10 11:25  

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