jeudi, décembre 28, 2006

Contre-coeur et Cloche-pieds


Contre-coeur et Cloche-pieds sont mes amis depuis dimanche dernier. Ou plutôt, ils sont venus se coller à moi comme à chaque période de vacances scolaires. Je déteste les vacances. Qui m'obligent à céder, que dis-je, à m'amputer (temporairement, heureusement !) de ce qui met du mouvement et de la vie dans la maison.

DES ENFANTS. Tous. Sauf une, bien sûr. En deux lots, ils s'en vont tous les 5 s'égailler dans un autre nid, non sans les câlins appuyés d'usage, les au revoir murmurés dans le cou "tu vas me manquer, maman". "à dimanche, mon roudoudou, c'est pas long une semaine". "Mais oui bien sûr on fera Noël à votre retour".

Et d'un coup d'un seul, la maison se retrouve vide de leurs cris, de leurs galopades, de leur vivant chahut.

A nous les grasses matinées. A nous les repas décalés, à nous les expérimentations culinaires sans regards suspicieux, à nous les repas légers sans le "y a que ça à manger ?!"
Du calme. Trop de calme. Du vide. Trop de vide d'un coup.

Depuis ces années, je ne m'y fais pas, je ne me fais pas aux chambres vides, à l'immédiat silence qui suit le chaleureux brouhaha. Au panier de linge sale qui ne se remplit plus guère. Cuisiner pour deux. A la salle de bain qui reste nette. A la table de la cuisine qui reste propre. Au lait qui reste entamé dans le réfrigérateur. A nos voix qui taillent dans le silence. A leurs chambres vides, à leur désordre refroidi. Au manque d'eux je ne me fais pas. Au manque d'eux tous, car tous les 5 font partie de nous.

Famille protéiforme. A deux rarement. A trois deux fois par mois. A huit le plus souvent. A 5 ou à 6 parfois. C'est à huit que nous sommes le mieux. Tous. Toute autre configuration, c'est comme de la ratatouille sans aubergines. C'est bon aussi, mais ce n'est pas de la ratatouille.

Et au fil des jours nous nous installons inconsciemment dans l'attente. Même avec une double vie sans eux. Même si nous avons un besoin vital de ces appels d'air pour souffler. Nous régénérer.
Vivement dimanche... que je puisse râler, crier, gronder, éteindre les lumières derrière leur passage, refermer la porte du réfrigérateur après eux, faire tourner la machine à laver deux fois par jour et faire du pain tous les jours dans ma chouette machine à pain.

Et leur dire "Pfiou iou iou... Vivement le 8 janvier que vous retourniez à l'école vous défouler !"

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10 Comments:

Anonymous bricol-girl said...

Coup de mou je repasse demain pour lire.

28/12/06 17:26  
Anonymous Anonyme said...

La devise de La Troll :
"Les enfants de temps en temps il faut les aimer de loin pour ne pas les aimer moins"
C'est souvent dans ces cas la qu'on se rend compte de la place qu'ils prennent et qu'ils nous manquent !
Même si quand ils sont la on a qu'une idée : qu'ils aillent faire un tour ailleurs histoire d'être un peu au calme.
Allez courage plus que trois jours à tenir !
Bises
La Troll family

28/12/06 19:45  
Blogger LiliLaJeuneBergere said...

Des bises en attendant dimanche ;-)

28/12/06 20:27  
Blogger FD said...

* Bricol Girl, ça va mieux ?

* La Troll, ouais, on se plaint quand ils sont là parce qu'ils prennent beaucoup de place ,et on se plaint quand ils sont absents justement par le vide qu'ils laissent. Mais quand même nécessaire, du vide, parfois.

* Lililajeunebergère, merci ;-)Dimanche "entre 16 et 17h" (à mon avis ce sera plutôt 16 que 17...)

28/12/06 21:22  
Blogger Bellzouzou said...

Que j'aime à venir te lire!

29/12/06 09:53  
Anonymous Phélycitée said...

Un peu le sentiment d'être en mode pause quand ils ne sont pas là mais ça permet de recharger les batteries.

29/12/06 14:52  
Anonymous bricol-girl said...

Le manque, le vide, le précipice vertigineux des journées "sans". J'appréhende pour Fille-unique le 1er Noêl qu'elle passera sans N°1, il voudra un jour ou l'autre aller chez son père.

30/12/06 06:44  
Anonymous Anonyme said...

Ils ne tiennent plus en place. Dire que nous étions si sage à leur âge (humm humm) ;-)

30/12/06 21:47  
Blogger FD said...

* Belzouzou, reviens quand tu veux, plaisir partagé de ta visite.

* Phélycité, recharger ls batteries, oui, et une batterie, pendant qu'elle se recharge, elle ne sert pas... :-(

* Bricol-Girl, peut être que le 1er Noël qu'il ne passera pas chez Fille-Unique ce sera celui qu'il passera dans la famille de sa petite copine, plutôt ! Passer Noël ça veut dire partager des moments agréables, échanger... si l'on n'a rien à échanger à cause d'années affectivement creuses et sans échanges, y à pas de raison qu'il y ait un Noël "de principe".

* Perceval, "nous étions si sages à leur âge"... haha haha haha haha !.. désolée, je me marre !! c'est ce qu'on leur dit... mais que leurs grands-parents (nos propres parents !) démentissent bien vite, sabotant souvent l'image que nous voulons leur donner "haaaan, mamy m'a raconté quand t'étais petite..."

30/12/06 22:08  
Anonymous Anonyme said...

mes parents aussi sabotent mon travail en leur sortant mes notes de classes: "peut faire mieux" " mauvaises fréquentations" " trop bavard"... et ils se marrent.

30/12/06 22:25  

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