mardi, décembre 05, 2006

Angèle










l'image vient de

Enfin, j’ai pu le faire. Tu vois, ça y est, je suis venue.

Il m’a fallu des mois pour trouver l’élan. Pourtant, de nous tous je suis celle qui est la moins loin. Même ceux des antipodes sont accourus cet été, ils ont sauté dans le premier avion, les uns du Brésil les autres du Québec. Pas moi. Lâchement, je suis restée à ma place, confortablement aveugle. Bien sûr, pendant plus d’un an j’ai trouvé mille prétextes. Tout le monde a fait semblant d’y croire. Lâchement, j’ai profité des bienfaits de la technologie pour t’envoyer chaque mois un bouquet frais déposé par coursier. Mais ça n’a pas suffit à faire taire ma conscience.

Il m’a fallu des rappels, «tu sais, elle aimerait bien voir la petite » ; pour un peu j’aurais répondu «si ce n’est que ça je te la prête et tu me la ramènes demain». Bien sûr que non. «Oui oui, je vais y aller…» Mais quand ?! J’ai repoussé, passé plus de 60 week-ends comme on joue à saute-mouton. Seulement, voilà, je suis lâche. Très très lâche et je le sais, je le reconnais et je fais avec. Mal, mais je fais avec. Seulement voilà, j’ai du mal avec la mort imminente, la vie qui s’éteint à vue d’œil et ceux qu’on aime qui s’en vont par petits morceaux… Chaque fois que je te vois, je perds un peu plus le souvenir de toi. Non, ça n’est pas tout à fait ça. Chaque fois que je te vois, tu t’éloignes un peu plus du souvenir que je conserve. Et lorsqu’à intervalles réguliers tu sombres encore un peu plus, de mon coté je fais un pas en arrière.

Pour me retrouver au chaud avec mes souvenirs, lorsque de tes petites mains rondelettes tu me confectionnais des «poupées de pâte», ces éphémères poupées de chiffon faites en un tour de main magique avec le torchon de la cuisine, les goûters de biscuit de Savoie maison fourré de confiture d’abricot maison, toujours trop sucrée, accompagnée de limonade en bouteille de verre diluée d’eau «faut pas boire trop gazeux c’est pas bon», la polenta sauce champignons-lapin ; même les moments où je rageais intérieurement, lorsque je devais faire l’animal de cirque devant tes copines venues pérorer et présenter également leur descendance de sexe opposé «tiens, un conscrit à toi, ben soye pas timide, fais lui la bise, allons don’ ! » et pour vanter la marchandise, ta fierté, j’avais 14 ans et tu exhibais mes bras caramel aux voisines, «regardez comme elle est belle, mais regardez-moi ça ! Ah ça elle est pas grosse, si elle voulait bien s’emplumer un peu…sinon y en aura point un qui voudra d'elle», devant un adolescent cramoisi qui n’allait plus ouvrir la bouche de tout l’après-midi.

Ce sont ces moments-là que je veux conserver, comme ces dizaines de pull-over à torsades et col V que tu nous a tricoté à tour de bras, et leur cohorte d'écharpes assorties («ça me gratte, mémé, et j’ai trop chaud», «mais, dis pas n’importe quoi, c’est de la 100% pure laine, ça gratte pas la bonne laine »), unis ou à rayures (le plus souvent à rayures, «c’est plus joli avec de la couleur ») jusqu’à nos 20 ans (voire plus tard pour celles et ceux d’entre nous qui n’osaient pas dire non…). A Noël, pour te faire plaisir, nous arborions tous notre pull, accompagné de notre plus beau sous-pull en jersey, une superbe brochette de cousins-cousines tous vêtus de la même façon autour de la bûche praliné («parce que le chocolat ça se digère pas bien»).

Je garde tout ça, et beaucoup d’autres choses encore, tes bras consolateurs, ta petite maison de cité ouvrière qui nous a accueillis après qu’un matin de janvier, un avion nous a déposé à Lyon, avec juste une valise de T-shirts pour refaire notre vie et fuir une dictature …

Je garde aussi tes bons conseils, si judicieux, «une femme, faut qu’elle fasse des études, pour être indépendante», assorti de «mais faut qu’elle fasse quand même un bon mariage avec un gars travailleur, pas un bon-à-rien qui lui bouffera la laine sur le dos».
Je garde en mémoire tes coups de gueule qui souvent dépassaient ta pensée, tes histoires de voisine «va pas parler avec la M., sa grand-mère c’est une faiseuse d’histoires». Avec M. on se donnait rendez-vous au bout de la rue, pour ne pas faire d’histoires, ni peiner nos grand-mères.

Petit à petit, l’usure a eu raison de toi. Elle a commencé par s’attaquer à ta mémoire. Subtilement. Discrètement. De quoi faire de ton quotidien toute seule un danger. Et quand ça n’a plus été possible, à ton corps défendant, tes enfants t’ont trouvé un bel endroit, la mort dans l’âme, dans un parc qui surplombe la vallée, au milieu des rosiers, des tilleuls, des oliviers… et d’autres pensionnaires guère plus vaillants. Petit à petit, l’érosion fait son office, la nature poursuit son œuvre d’anéantissement. Elle t’a ôté l’usage d’un bras ; puis des jambes ; puis de l’autre bras ; en même temps ta mémoire et ta parole s’émoussent. Irrémédiablement.
Cet été nous avons tous cru que… d’ailleurs, ils nous ont dit « pas la peine de la transporter à l’hôpital ».
Fille de la Grande Guerre, tu es solide. Je le sais. Tu as toujours voulu faire croire que tu étais une petite chose fragile mais moi, je voyais ta force dans tes yeux sombres comme les yeux en bouton de mon nounours. Dans tes yeux qui pouvaient se couvrir d’orage en un quart de seconde, lancer des éclairs d'apocalypse qu’il n’y avait pas besoin de mots. D’ailleurs, ta douzième arrière-petite-fille a tes yeux foudroyants.

La semaine dernière, un événement m’a enfin donné la force de venir. Peut être pour la dernière fois. Je ne t’ai pas reconnue tout de suite et j’en suis encore toute contrite. Tu étais avec d’autres pensionnaires dans la grande salle face à la forêt. Mes yeux ont fouillé les fauteuils, fouillé encore… «ah mais elle est là, Mme R.», a finit par me dire une aide-soignante (je ne sais pas si c’est comme ça qu’on les appelle.) Effectivement, mon regard avait zappé le gros fauteuil roulant (pas possible, ça ne pouvait être toi là-dedans), avec la toute petite chose pliée en deux, courbée. Les mains noueuses étaient croisées sur la couverture de crochet, le visage penché sur les genoux, les bras de guingois et les épaules de traviole. Je me suis approchée, accroupie et je me suis présentée en te caressant la joue. Je ne suis pas sûre que tu m’aies reconnue tout de suite, mais tu as reconnu ma fille et tu l’as présentée à l’assistance, ton douzième petit lutin. Et tout de suite tu m’as regardé d’un air de supplique, et dans la lucarne de lucidité que te laisse parfois la maladie, tu as dit tout bas, en articulant bien, en agrippant tes mains aux miennes,
«Vivement que ch’foute le camp d’ici ! »

Et je sais bien que tu ne parlais pas de rentrer chez toi, dans la petite maison des papeteries Navarre. Mais j’ai fait semblant. Et depuis dimanche je suis muette.

ça t’coupe la chique, hein ! tu m’aurais dit en d'autres temps.

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19 Comments:

Anonymous titeknacky said...

pfffouuu !!! elle est très jolie cette note fd, pleine d'amour et de nostalgie.

Une preuve de plus pour moi que je crois que quelque soit notre âge, il faut prendre soin de ses souvenirs.

Lorsque l'on est enfant, on admire beaucoup les adultes auxquels on tient, on les imagine invincibles, immortels, éternels, ils nous protègent et on se sent bien, on imagine pas qu'un jour cela puisse changer, que leur santé puisse se dégrader

Puis le temps passe, nous on grandit, eux ils vieillissent, ils perdent peu à peu certaines capacités, ils deviennent dépendant, moins autonomes. Je crois quand même que le pire c'est la perte de la mémoire.

Mon grand père est décédé à l'age de 93 ans, il avait malgré son séjour dans les mines de fer, une santé de fer, un coeur de jeune homme. Il a commencé à perdre la mémoire un jour comme ça, la mémoire immédiate, pas celle du temps de sa jeunesse. A l'époque on disait sénile (mon Dieu, quel horrible terme !)

Il a fallu lui faire quitter son domicile parce qu'il voulait tuer sa femme (ma grand mère), en effet il ne comprenait pas pourquoi il dormait avec une si vieille femme.

Dans le même temps, lorsque j'allais le voir, il me coursait dans les couloirs parce qu'il voulait m'épouser.

Il disait à ma grand mère , c'est une jeune comme ça qu'il me faut pas une vieille comme toi !! j'avais 12 ans à l'époque et compte tenu d'un éventuel traumatisme pour moi, mes parents se sont abstenus de m'amener.

Il y en a plein des anecdotes comme ça qui font sourire maintenant mais au jour d'aujourd'hui, je me mets à la place de sa femme, de mon père et du reste de la famille, cela doit être terrible de ne plus être reconnu.

Malgré tout, c'est bien que tu sois allée la voir ... elle ne s'en est peut être pas rendu compte, enfin c'est peut être l'impression qu'elle a donné, il n'empèche que je suis certaine que quelque part, dans un ptit coin de sa tête et de son coeur, elle t'a reconnue ... il arrive que la tête ne suive pas mais je suis certaine que les sentiments ou ce que l'on a dans les tripes sont indestructibles

Désolée, ce comm est un peu décousu, écrit comme je le pense entre deux appels de "cretinus telephonus", je pense avoir dit l'essentiel

5/12/06 16:03  
Anonymous Soeur Anne said...

Et bien, c'est bien que tu sois allée la voir.
J'ai parlé aussi de ma Mémé, faussement fragile, vraie forte, vraie femme.
Elle est morte à 93 ans, elle aussi. J'habitais à 1000 km, je ne pouvais plus lui téléphoner parce qu'elle m'oubliait, mais 10 mois avant, j'avais eu la joie de lui présenter ma fille. J'ai fait une photo, elle m'est très chère. Fiston n'était que quelques cellules cherchant à s'accrocher un peu difficilement quand elle est morte, et je n'ai pu aller à son enterrement à cause de cela.
...elle disait la même chose que la tienne...mais c'est dur de les laisser partir...

C'est magnifique, ce texte sur ta grand-mère...on y sent le coeur...

5/12/06 16:10  
Anonymous Anonyme said...

Je suis grand père. Pas encore si vieux mais quand même.
La précision de vos souvenirs me fait penser qu’il faut en créer des centaines à nos petits enfants.
J’ai écrit ça un jour...Hier, quand le nuit est venue, les hommes sont allés se promener dans l’obscurité. Les hommes, ça marche toujours dans l’obscurité. Milo et papy ont marché dans la nuit profonde au moins jusqu’aux poiriers. Sous un ciel à quatre étoiles et dans un silence qui fait parler l’herbe mouillée.
T’as pas peur papy ? Moi j’ai un petit peu peur et la main de mon homme est venue dans la mienne. Et puis après un si long moment mon homme s’est rassuré en disant je t’aime papy. En serrant fort ma main. Ça vaut la peine de faire des concessions comme ça quand on est un vrai homme.
Hier, quand le nuit est venue, les hommes sont rentrés dans l’obscurité. Les hommes, ça complote toujours avec l’obscurité. Milo et papy ont marché dans la nuit profonde au moins des poiriers jusqu’ici. Sous un ciel à quatre étoiles et dans un silence qui fait parler l’herbe mouillée.
Et puis ils ont raconté nimporte quoi. Qu’ils avaient vu un renard et des araignées lumineuses. Les hommes sont des enfants qui grandissent tout le temps.
Aujourd’hui, en vous lisant. Je me dis que je serais vachement heureux si mes petits disaient de moi ce que vous dites d’elle.
Pas sympa, votre truc... Vous m’avez fait vieillir de quelques minutes pour le coup...

5/12/06 16:33  
Blogger DoubleMum said...

Oh là dur.... ça me rappelle son dernier regard, au moment où je l'ai quittée, 5 jours avant que...

C'est superbe ce que tu écris, ça résonne très fort... c'est super dur pour moi aussi.... Mais c'est la vie...

Bises.

5/12/06 16:53  
Anonymous titeknacky said...

Un texte fort comme d'habitude
Pétard quand ton coeur parle, il faut que le nôtre soit bien accroché ;o)

Bises et bonne soirée

5/12/06 18:01  
Anonymous Anonyme said...

Quand je te lis je pense à ma grand mère qui souffre de la maladie d'alzheimer et qui vit dans une maison spécialisée à 550 kms de chez moi alors que je suis la seule à prendre le temps de lui téléphoner toutes les semaines. Je n'ai pas été consultée malheureusement au moment de son placement je n'étais que la petite fille finalement.

C'est très dur de savoir qu'elle est seule et loin. Lorsque je pense à elle je la revoie comme elle était quand j'étais petite et non comme elle est maintenant amaigrie et diminuée.

Ce qui me fait quand très plaisir quand je lui téléphone c'est qu'elle me reconnait toujours même si elle a oubliée ses enfants moi elle me reconnait tout de suite.

Merci d'avoir partager avec nous ce moment privilégié.

Bises

La Troll Family

5/12/06 19:09  
Anonymous tanette said...

Oh oui, quel plaisir et quelle émotion on ressent à te lire. Dans ce récit tu nous fais partager tout votre amour réciproque. Merci.

5/12/06 20:06  
Blogger LiliLaJeuneBergere said...

j'aime lorsque tu donnes aux choses l'importance qu'elles méritent... Surtout aux petites choses, celles qui nous restent au bout du compte... Ah ces jolis pulls tricotés avec amour ;-)
Je te fais des milliards de bises, et même plus si tu veux...

5/12/06 21:35  
Anonymous KaMaïa said...

Et voilà, je pleure...
Et je vais appeler ma grand-mère à la première heure demain pour lui dire que je l'aime.
Merci...

5/12/06 22:12  
Blogger Dam said...

je suis ému. merci

6/12/06 07:19  
Anonymous bricol-girl said...

Tu me coupes la chique encore une fois. pour la trève des confiseurs si par hasard tu avais dans tes tiroirs un souvenir juste un peu plus gai je prends.
Une question: quelle dictature?
Bonne journée.

6/12/06 07:24  
Blogger FD said...

* Titeknacky, pas facile de voir les gens vieillir, en effet, pas facile de vieillir soi-même à ce point et de garder un peu de lucidité pour se rendre compte...

* Soeur Anne, ma grand-mère aura 93 ans dans un mois... et je sais que 2007 sera différent de 2006. Déjà beau qu'elle ait traversé l'été. Et que ses arrières petits enfants l'aient connu, c'est exceptionnel.

* JPLefebvre, sois le bienvenu ici ! Très jolie promenade jusqu'aux poiriers de nuit. Les souvenirs se fabriquent tous seuls ,il suffit de regarder passer le temps, pousser l'herbe en compagnie de ceux qu'on aime. Et de le leur dire, surtout. Bien sûr que vos petits-enfants parleront de vous ainsi, ce sont des moments qui marquent ceux que vous partagez.

* DM, j'ai pensé aussi à toi en écrivant ce texte, je savais que ça allait remuer des trucs parceque j'ai découvert ton blog à la fin de l'été 2005 et ça m'a beaucoup touchée. On se dit qu'on a la chance d'avoir des souvenirs de nos grands-parents, certains n'en ont pas. ça devrait donc nous rendre heureux... ça devrait.

* La Troll, et maintenant pas possible de la rapprocher ? Encore faut-il trouver un lieu. C'est bien qu'elle te reconnaisse au téléphone, continue de l'appeler...

* Tanette, on a tous des petites choses toutes chaudes à donner, à partager, les souvenirs des uns qui rallument ceux des autres...

* Lilibergerette, c'est après-coup que certaines choses prennent de l'importance, comme ces superbes pulls beige à torsades verticales et rayures orange et marron horizontales ! ou sa détermination à me caser avec les rejetons de ses copines ! bises plein à toi aussi.

* Kamaïa, ré-écoute la chanson de David Halliday, "tu ne m'as pas laissé le temps", même si tu n'aimes pas DH...

* Dam, désolée...mais c'est de bonne guerre, tu fais pareil chez toi !

* Bricol'Girl, j'ai plein de choses gaies dans ma besace à souvenirs mais ça sort moins facilement, l'hiver, sans doutes... Mais ça viendra, ça viendra ! d'ailleurs j'ai encore plein de contentieux avec les Télécommiens ,toujours pas réglée c't'affaire ! Le pays fuit c'est un pays d'Afrique à la fin des années 70, une dictature auto-proclamée "marxiste-leniniste" qui fonctionnait sur le modèle soviético-cubo-nord-coréen. Des posts sur le sujet lorsque j'aurais remis de l'ordre dans ces souvenirs-là...

6/12/06 08:21  
Anonymous kheyliana said...

Un jour, on se parlera, on parlera de nos vie, toutes les deux, et nous pleurerons sur nos actes manqués et sur ceux que l'on a aimé ... fort ...
Tu as une boule dans la gorge depuis dimanche, mais tu l'as fait, tu l'as revue ...

6/12/06 08:30  
Anonymous bérangère said...

La mère de mon père est partie qqs semainess avant son fils unique, mon père, me laissant seule, moi aussi fille unique. C'était toute une branche de mon arbre encore jeune qui tombait. Depuis, je pense à eux, souvent, ils me manquent. Ma mère est morte cet été. La prochaîne ce sera moi. Je n'ai aucune crainte seulement la certitude qu'il faut "profiter" de l'instant. Aimer, parler, rire pour nourrir demain et vivre pleinement le présent.

6/12/06 10:51  
Anonymous rosalie said...

Tu as raison, fd, les souvenirs d'automne ont la couleur de ses feuilles. Mais, je ne doute pas que ta musette soit pleine de souvenirs plus légers.
Y a juste que ça fait du bien, de temps en temps, d'ouvrir ce robinet là et de laisser couler...
;-)

6/12/06 13:41  
Anonymous Anonyme said...

non c'est pas possible de la rapprocher avec sa maladie elle a eu du mal à s'habituée à la maison ou elle est acutellement alors un nouveau changement pourrait être difficile. En plus elle est sous tutelle et la klhdjksq;lh (je préfère restée polie alors j'écris le mot qui me vient à l'esprit quant à cette personne) qui gère ses interêts ne me laisserait pas faire tu penses bien.
En plus je vais de ce pas tenter de la rappeler c'est aujourd'hui son anniversaire et j'arrive pas à la joindre.
Bises
La Troll Family

6/12/06 16:02  
Anonymous Anonyme said...

euh me suis pas relue c'etait : j'écris pas le mot qui me vient à l'ésprit.
Tu m'en veux pas hein ???
La Troll Family

6/12/06 16:03  
Blogger Anitta said...

Les mots désertent mon clavier à mesure que mes yeux parcourent l'écran ,)

8/12/06 08:15  
Anonymous bricol-girl said...

Petit bonjour dominical.

10/12/06 08:04  

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